Jardinage

Le pommier sauvage : un arbre qui favorise la biodiversité


Idéal dans un jardin naturel, le pommier sauvage nous offre une belle floraison printanière. Ses fruits sont acides, on les laisse volontiers aux oiseaux qui en profitent en hiver, lorsque la nourriture est rare. Plantation, entretien taille…

Découvrez comment cultiver ce petit arbre dans votre jardin.

Malus sylvestris : un petit arbre champêtre

Le pommier sauvage atteint entre 5m et 10m de haut. Il est caractérisé par une écorce brune, recouvrant des rameaux légèrement tortueux et épineux. Ses feuilles sont d’abord recouvertes de petits poils avant de devenir lisses et satinées. Le feuillage est vert moyen, ovale et nervuré. Le Malus sylvestris se pare de fleurs blanches ou rosées au mois de mai. Des petites pommes de 3-4cm de diamètre prennent le relai dès septembre-octobre.

Où le placer dans le jardin ?

Le pommier sauvage trouve sa place dans tous les extérieurs, grâce à sa petite taille. Ainsi, il compose même des haies libres avec de grands arbustes. Vous pouvez aussi le planter en bosquet ou en isolé. Il se marie bien avec le sorbier des oiseleurs et le lilas. Dans tous les cas, il donne un style naturel et bucolique au jardin.

Un pommier sauvage comestible ?

Les pommes ont une saveur âpre et acide, ce qui a valu à cet arbre le surnom de « pommier acerbe ». Lorsque les fruits ne sont pas trop amers, certains en font des gelées.

Toutefois, c’est un arbre que l’on cultivera plutôt pour d’autres raisons. Ces petits fruits de la taille d’une cerise restent en place une bonne partie de l’hiver. Ainsi, ils constituent une réserve de nourriture pour les oiseaux.

Le Malus sylvestris est également mellifère et doté d’une longue floraison ! C’est un arbre idéal pour un jardin en faveur de la biodiversité.

Comment cultiver le pommier sauvage ?

Où et quand planter le pommier sauvage ?

Le Malus sylvestris apprécie un sol profond, riche et frais. Il n’est pas très exigeant sur la nature du sol et se contente d’un sol ordinaire tant qu’il est drainé. Une exposition lumineuse garantira un beau développement, à cet arbre qui a une croissance lente. Ainsi, privilégiez un emplacement au soleil ou à la mi-ombre. Veillez à respecter une distance de 2,5m autour de l’arbre, afin qu’il ait la place de se développer correctement. La plantation a lieu au printemps ou à l’automne, hors périodes de gelées.

Plantation :

Placez la motte dans une bassine d’eau, afin de bien l’hydrater avant de la mettre en terre. Pendant ce temps, creusez un trou de deux fois le volume de la motte. Ajoutez deux pelletées de compost à votre terre, le pommier aime les substrats fertiles. Si votre terre est lourde, coupez-la avec du sable afin qu’elle soit plus drainante. Placez ensuite la motte dans le trou, rebouchez et tassez. Pour finir, arrosez copieusement et étalez une couche de paillage au pied de l’arbre.

Entretien :

Chaque printemps, faites un apport de compost au pommier. Pour cela, il suffit d’en étendre à son pied. Rustique, il supporte des hivers rigoureux sans problèmes. Cet arbre de sous-bois ne supporte pas la sécheresse, pensez à arrosez régulièrement suite à la plantation. Ensuite, n’arrosez qu’en cas de sécheresse prolongée. Un paillage permettra de conserver la fraîcheur du sol. Pourquoi ne pas faire un petit tour en forêt et ramasser des feuilles à cet effet ?

Comment tailler le pommier sauvage ?

Une taille légère permet au pommier de rester vigoureux et de stimuler sa croissance.

Elle a lieu à la fin de l’hiver, avant que les nouvelles feuilles ne se forment. Retirez alors les branches mortes, qui se croisent ou qui sont trop basses. Coupez aussi les gourmands, ces petites branches fines qui pousse à l’aisselle des branches secondaires. Évitez d’enlever des branches saines car cela affecterait la croissance déjà lente du Malus sylvestris.


Video: Le pommier sauvage, un arbre des bois (Juin 2021).